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Le Président de la République préside l’ouverture de la rencontre Gouvernement-walis

Le Président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune a présidé, le 24 septembre 2022, l’ouverture des travaux de la rencontre Gouvernement-walis, à Alger, placée sous le thème « Promotion de l’économie nationale et développement local ». Elle s’est étalée sur deux jours, et a abordé plusieurs thèmes liés au « rôle du Wali dans le développement économique local » et « le nouveau cadre juridique pour la promotion du climat des investissements » ainsi que « la réforme financière et la fiscalité locale ».

Lors de son allocution à l’ouverture de la rencontre, le Présidant de la République a exprimé sa « fierté d’avoir construit un Etat d’institutions », soulignant que « la loi électorale a mis un terme à l’argent sale », rappelant la création d’un ensemble d’institutions, à l’instar de l’Observatoire national de la société civile et du Conseil supérieur de la Jeunesse, il a insisté sur l’impératif « d’opérer le changement escompté dans la conduite, la performance, l’écoute du citoyen, la gestion des affaires publiques, la facilitation des investissements et l’aide des jeunes investisseurs ».

Au cours de son intervention, le Chef de l’Etat a appelé les walis à « mobiliser tous les efforts en vue de relever les défis, préserver la dignité du citoyen et prendre en charge au mieux ses besoins », soulignant que ce dossier constitue une priorité. Dans le cadre de cette démarche, le Président Tebboune a fait savoir que l’année 2023 sera marquée par la prise de nouvelles mesures dans l’intérêt du simple citoyen, la plus importante étant l’augmentation des salaires, de l’allocation chômage et des pensions de retraite, à compter de Janvier prochain. A ce propos, il a enjoint au Gouvernement de « s’atteler à la révision des salaires des enseignants et du personnel paramédical, et d’entrer en contact avec leurs représentants pour réviser leurs Statuts ».

En outre, le Président de la République a affirmé que l’économie nationale commence à se redresser après avoir connu un ralentissement causé notamment par la pandémie Covid-19, indiquant que « la plupart des indicateurs sont aujourd’hui au vert ». Un travail est en cours pour augmenter la valeur du dinar, un objectif auparavant annoncé par le Président de la République qui a souligné que « le chemin est bien long pour remédier à la catastrophe économique vécue par le passé et accentuée par la planche à billet ». Monsieur Tebboune a cité le témoignage d’institutions internationales « rigoureuses », à l’instar de Banque mondiale, le Fonds monétaire international et autres, précisant que « les mesures prises en matière de lutte contre l’inflation et d’appréciation du Dinar ont porté leurs fruits ». L’objectif consiste à développer le produit national pour permettre au pays de rejoindre le groupe des B.R.I.C.S., a-t-il dit.

Le Président de la République a indiqué que « l’objectif tracé consiste à réaliser 7 milliards USD d’exportations hors hydrocarbures durant l’année en cours », il a rappelé que l’Algérie avait exporté, en 2021, près de 5 milliards USD de marchandises hors hydrocarbures, soulignant que le niveau d’exportation constituait un indicateur de développement, de dynamique d’emploi et de hausse de la valeur ajoutée, il a fait observer que l’économie algérienne connaissait une nouvelle dynamique.

Cette dynamique, a-t-il relevé, a été rendue possible grâce à plusieurs filières industrielles dont les produits étaient autrefois importés par l’Algérie et qui sont aujourd’hui exportés, à l’instar des produits de la sidérurgie, du ciment, des produits agricoles et alimentaires et le caoutchouc. Parallèlement à l’augmentation des exportations hors hydrocarbures, le Président Tebboune a insisté sur l’orientation des pouvoirs publics en matière de maîtrise des importations. Il rappellera, à cet égard, l’interdiction de l’importation de toutes les marchandises produites localement, relevant qu’il sera procédé au recensement de tous les produits locaux « secteur par secteur », ce qui permettra, a-t-il dit, une mise en œuvre effective de cette mesure.

Concernant le volet des affaires étrangères, le Président Tebboune a indiqué que la « diplomatie algérienne a retrouvé sa place après avoir touché le fond », citant pour preuve les déclarations du « Secrétaire général de l’O.N.U. et de grands pays à l’instar des Etats-Unis, la Russie, la Chine ou encore l’Union européenne qui soulignent tous le rôle de l’Algérie dans l’instauration de la paix et de la stabilité en Afrique et dans son voisinage ».

Evoquant la situation en Libye, le Président Tebboune a réitéré la solidarité de l’Algérie avec « les frères libyens jusqu’à ce que le pays renoue avec la stabilité et ses richesses reviennent aux Libyens », affirmant que les élections sont l’unique solution à la situation dans ce pays. « En l’absence d’une légitimité de l’urne, nous nous contentons de la légalité internationale, c’est-à-dire les décisions du Conseil de sécurité », a-t-il souligné.

Déplorant, par ailleurs, la situation prévalant dans le Sahel, le Président de la République a insisté sur la mise en œuvre de l’accord de paix et de réconciliation au Mali issu du processus d’Alger, qui demeure « la seule solution consensuelle car préservant l’intégrité territoriale du Mali ». L’Algérie qui ne toléra aucune tentative de division du Mali ne renoncera pas aux Etats du Sahel, a affirmé le Président Tebboune.

Le Président Tebboune a également évoqué la cause sahraouie, soulignant qu’elle figurait parmi « les dossiers de principe », en plus d’être une question de décolonisation dont le dossier est au niveau de la Commission de décolonisation de l’O.N.U. « Nous ne sommes plus au 19ème siècle, les peuples se sont libérés, mais le peuple sahraoui lutte toujours, comme nous l’avons fait dans le passé, contre la colonisation », a-t-il ajouté, soulignant qu’il « est tout à fait normal pour nous de ne pas cautionner la colonisation. Nous n’avons pas d’ambition dans les territoires des autres, nous défendons simplement les nôtres « .

Sur la question palestinienne, considérée par les Algériens, a-t-il rappelé, de « question essentielle et nationale », il a rappelé que l’Algérie, qui n’accepte pas la colonisation, soutient que « la Palestine revient aux Palestiniens et à personne d’autre ».

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