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Accord Algérie – Niger – Nigéria pour la concrétisation du Gazoduc transsaharien

Lors d’une réunion tripartite regroupant les ministres de l’Energie de l’Algérie, du Niger et du Nigeria, le 20 juin 2022, consacrée au projet de Gazoduc Transsaharien (T.S.G.P.), à Abuja, au Nigéria, le Ministre de l’Energie et des mines, M. Mohamed Arkab a souligné qu’il a été convenu de « poser les premiers jalons de ce projet, à travers l’entame des études techniques, en prévision de sa concrétisation sur le terrain dans les plus brefs délais ».

Il a été convenu, également, de la poursuite des concertations par le biais de l’équipe technique, formée lors de cette réunion et chargée d’élaborer toutes les clauses, ainsi que les études techniques et financières et les études de faisabilité relatives à la concrétisation du T.S.G.P., ajoute le ministre.

Le Ministre a affirmé que cette réunion était « très importante et réussie », et avait permis d’évoquer tous les aspects liés à la réalisation d’un gazoduc transsaharien reliant les trois pays au continent européen sur une distance de plus de 4.000 km, mettant en avant « la volonté des trois parties concernées par le projet, de le réactiver », soutenant que ce « projet à caractère régional et international vise, en premier lieu, le développement socio-économique de nos pays ».

M. Arkab a fait savoir que « la relance du projet enregistré dans le cadre de la mise en œuvre du programme N.E.P.A.D. intervient dans un contexte géopolitique et énergétique marqué par une forte demande sur le gaz et le pétrole, d’une part, et la stagnation de l’offre d’autre part, à cause de la réduction des investissements notamment en matière de prospection gazière et pétrolière depuis 2015.

Le Ministre a, également, estimé que le T.S.G.P. « était un exemple de la volonté de nos trois pays à mettre en place une infrastructure régionale d’envergure internationale qui soit conforme à nos objectifs nationaux et à nos obligations internationales, en tant que pays engagés à réduire l’empreinte carbone et sécuriser l’approvisionnement des marchés en gaz naturel ». Selon M. Arkab, ce projet constitue également « une nouvelle source d’approvisionnement pour des marchés constamment sollicités, compte tenu de la place que le gaz naturel occupera à l’avenir ».

Le gazoduc transsaharien peut être réalisé en trois ans et permettrait de transporter 20 à 30 milliards de mètres cubes de gaz depuis le Nigeria.

Selon les estimations financières établies lors de son lancement en 2009, le coût d’investissement de ce projet était estimé à 10 milliards de dollars.

D’une longueur de 4.128 km dont 1.037 km en territoire nigérian, 841 km au Niger et 2.310 km en Algérie, ce gazoduc va relier les champs gaziers du Nigeria, en passant par le Niger, à la frontière algérienne, pour se raccorder au réseau algérien.

Il permettra d’écouler la production gazière nigériane notamment sur les marchés européens. Sur son passage, le gazoduc transsaharien permettra également l’alimentation des régions du Nord, du Nord-est et du Centre du Nigeria, ainsi que des pays du Sahel.

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