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Participation de l’Algérie au 16ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine

Représentant le Président de la République, Monsieur Abdelmadjid Tebboune, le Ministre des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger, Monsieur Ramtane Lamamra  a pris part le 28 mai 2022, à Malabo, en Guinée Equatoriale, aux travaux du 16ème Sommet extraordinaire de l’Union africaine sur le terrorisme et les changements anticonstitutionnels de gouvernement en Afrique.

Dans ce cadre, M. Lamamra a présenté le rapport soumis par le Président Tebboune, en sa qualité de leader de l’Union africaine, en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

Cette contribution de l’Algérie a comporté toute une série de recommandations concrètes ayant pour objectif d’imprimer un nouvel élan à la lutte contre le fléau du terrorisme, notamment  à travers le renforcement des capacités individuelles et collectives des Etats africains et l’établissement d’une coopération plus effective avec les partenaires étrangers.

A ce titre, M. Lamamra a mis en garde contre « la propagation du fléau du terrorisme dans le continent africain qui est tributaire de l’ampleur du volume et de l’intensité des attaques terroristes. Celles-ci ciblent aussi bien les forces armées des pays membres que les civils », appelant  à s' »intéresser de plus  près à nombre de facteurs qui ont favorisé la propagation de ce fléau violent, à l’instar du déplacement et du retour des combattants étrangers, vaincus dans d’autres zones de conflits, du redéploiement des groupes terroristes et de l’exploitation de l’espace virtuel pour faire l’apologie de leurs actes, sans oublier les liens de plus en plus larges entre le terrorisme et le crime organisé transfrontalier, dont le trafic  de drogue, la traite d’humains, la migration clandestine, l’exploitation illicite des ressources naturelles et le paiement de rançons ».

« Partant de sa douloureuse mais réussie expérience en matière de lutte antiterroriste, l’Algérie qui a payé un lourd tribut durant les années 90, face au mutisme de la communauté internationale, n’a eu de cesse d’affirmer que devant une menace aux proportions mondiales, la coopération internationale et la solidarité deviennent deux nécessités impérieuses », a souligné le Ministre, pour qui  « l’Afrique fait face à une menace mondiale sans frontières, un danger qu’il ne convient pas d’associer à une religion ou à une nationalité donnée, ni à assimiler à la lutte légitime des peuples colonisés pour accéder à leur droit inaliénable à l’autodétermination et à l’indépendance ».

M. Lamamra a appelé, dans ce sens, les partenaires internationaux « à augmenter leurs aides en faveur des pays africains membres pour soutenir leurs efforts en matière de lutte antiterroriste, en se focalisant sur le traitement des principales causes de ce fléau ».  Il a mis en avant « le besoin de davantage de coopération de la part de nos partenaires en préservant leurs terres de toute exploitation par des terroristes, pour mener des actes subversifs ou soutenir des actes terroristes  d’une quelconque manière contre d’autres pays ». « Il en est de même pour le tarissement des sources de financement du terrorisme qui exige une coopération internationale forte et conforme au cadre juridique actuel », a-t-il soutenu, notant que « l’Afrique doit être plus déterminée à exprimer le besoin pressant d’opérer des changements et mutations indispensables en vue de construire un nouveau modèle des opérations de paix onusiennes, mieux adapté au contexte de lutte contre  le terrorisme ».

 Le Ministre a insisté sur l’importance de « consentir davantage d’effort pour libérer et encourager les mécanismes et agences spécialisés déjà en place, à l’image du C.A.E.R.T. (Centre Africain d’Etudes et de Recherches sur le Terrorisme), d’AFRIPOL (Mécanisme africain de la Coopération Policière) et du C.I.S.S.A. (Comité des Services de Renseignement et de Sécurité en Afrique), afin de leur permettre d’accomplir pleinement leurs missions en tant que composantes essentielles de la stratégie de l’U.A. de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent.

« A travers l’expérience vécue par l’Algérie, nous sommes parvenus aussi à réaliser que vaincre le terrorisme seulement par des moyens militaires est insuffisant, car ce fléau trouvera toujours un moyen pour ressurgir », a expliqué M. Lamamra relevant que « notre réponse collective doit reposer sur une stratégie complémentaire et globale à mettre en œuvre en amont et en aval ».  A ce propos, il a mis l’accent sur la nécessité de « traiter les véritables causes du terrorisme et lutter contre l’extrémisme et la propagande terroriste, notamment auprès des jeunes », outre le « traitement des répercussions désastreuses induites par le terrorisme sur la société, y compris par le soutien aux victimes et le traitement de la question de réinsertion de manière convenable ainsi que la nécessité de rétablir et renforcer la confiance des peuples en la capacités de leurs gouvernements à répondre à leurs besoins ».

Il a appelé, aussi, à « restaurer la confiance en l’importance stratégique des solutions africaines  aux problèmes africains tout en œuvrant et à asseoir un partenariat équilibré et responsable qui tienne compte des domaines d’intérêt et des besoins de l’Afrique. Le plus important demeure le fait de mettre fin à la longue marginalisation de l’Afrique sur toutes les scènes internationales », a-t-il dit. Il a assuré que l’Algérie « restera attachée de manière active et efficace à cet engagement important et ne ménagera aucun effort pour assumer la haute mission que lui a confiée ce Conseil depuis 2017 ».

Il convient de relever que durant les délibérations, tout en endossant le rapport  du Président de la République et ses propositions pour une meilleure prise en charge de cette menace, des chefs d’Etat et de délégations ont salué les efforts du Président Tebboune dans le cadre de l’accomplissement de son mandat continental en matière de prévention et de lutte contre le terrorisme et l’extrémisme violent. L’expérience de l’Algérie dans la lutte contre ce fléau a été, également, saluée comme une référence en la matière.

Par ailleurs, le Ministre des Affaires étrangères a eu des entretiens avec les présidents de l’Afrique de Sud, M. Cyril Ramaphosa ; de la République du Congo, M. Denis Sassou Nguesso ; et du Niger, M. Mohamed Bazoum, en marge de sa participation aux travaux du Sommet. A cette occasion, il a réaffirmé la volonté du Président de la République « d’œuvrer, de concert avec ses frères, à la consolidation des relations bilatérales et à la promotion de l’agenda continental   en matière de paix, de sécurité et de développement ».

En outre, M. Lamamra s’est entretenu avec ses homologues de l’Angola, de la Tanzanie, de la Tunisie, de la Mauritanie, du Burundi et de la République arabe sahraouie démocratique. Les discussions ont porté sur les relations bilatérales et les questions régionales et internationales d’intérêt commun, y compris le renforcement de la coopération intra-africaine pour la prévention et l’élimination du terrorisme.

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