L’ALGÉRIE SIGNE L’ACCORD INTERNATIONAL SUR PRIMA

L’Algérie et l’Union européenne (UE) ont signé à Bruxelles, jeudi le 26 octobre 2017, l’Accord scellant la participation de l’Algérie au Partenariat pour la recherche et l’innovation dans la région méditerranéenne (PRIMA), une initiative visant à développer des solutions nouvelles pour la gestion durable de l’eau et la production alimentaire dans la région méditerranéenne.

L’accord a été signé par le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Tahar Hadjar, et le Commissaire européen chargé de la recherche, des sciences et de l’innovation, Carlos Moedas, lors d’une cérémonie organisée au siège du Conseil européen.

La signature de l’accord intervient à « un moment opportun », a jugé M. Hadjar pour qui l’initiative « porte l’immense espoir de promouvoir entre les pays partenaires, des projets de recherche capables de répondre de manière intégrée aux enjeux globaux et aux défis auxquels font face nos systèmes agricoles soumis au stress hydrique ».

Selon M. Hadjar, le programme PRIMA « contribuera à relever un défi commun », celui de la raréfaction de l’eau en Méditerranée afin de « soutenir un bien-être inclusif et un développement socio-économique » dans cette région dans le cadre d’une coopération euro-méditerranéenne renforcée.

Le ministre a réaffirmé, à ce titre, l’engagement « plein » de l’Algérie dans ce partenariat (PRIMA), assurant que le pays comptera, à cet effet, sur « un vivier de 150 projets nationaux » pour apporter une contribution « constructive » et « effective » à ce programme.

L’accord sur la participation de l’Algérie au programme PRIMA « vient enrichir le cadre juridique de notre coopération » a-t-il ajouté, soulignant que ce processus dans lequel se sont engagés l’Algérie et l’UE va permettre de répondre aux « attentes d’intérêt commun » des deux parties.

Le ministre a salué, en outre, la « qualité » du dialogue engagé avec l’UE dans un processus de coopération « fructueux et mutuellement bénéfique » à la faveur, notamment de l’élaboration des priorités communes de partenariat dans le cadre de la Politique européenne de voisinage (PEV) rénovée, adoptées lors du Conseil d’association Algérie-UE tenu en mars dernier à Bruxelles.

Le commissaire européen chargé de la recherche a qualifié, de son côté, l’adhésion de l’Algérie au programme PRIMA de « moment historique » qui a permis aux deux parties de construire un partenariat « unique en son genre ». Il a relevé, dans ce contexte, que l’Algérie est le premier pays partenaire à signer un accord avec l’UE  pour participer au programme PRIMA, bâti dans l’esprit de la PEV.

Ce programme vise à « renforcer la coopération avec les pays qui souhaitent se rapprocher de l’UE autour d’intérêts communs et dans un esprit de coopération d’égal à égal », a-t-il affirmé. Les efforts de l’Algérie pour soutenir l’avenir de la région méditerranéenne, a-t-il poursuivi, sont « louables », estimant que ces efforts « démontrent que l’Algérie est un pays non seulement porteur d’une notion claire des défis auxquels nous sommes confrontés, mais aussi animée d’une volonté de chercher des solutions ».

Pour le commissaire Moedas, le lancement du programme PRIMA est une « étape cruciale » pour s’engager ensemble à relever les vrais défis de l’agriculture durable, de la sécurité alimentaire et des ressources en eau de plus en plus limitées, précisant que la pénurie d’eau affecte déjà 60 millions de personnes dans le bassin méditerranéen.

Pour sa part, le représentant de la présidence estonienne du Conseil de l’UE, l’ambassadeur Lembit Uibo, a soutenu que le Conseil de l’UE « attache une grande importance à la relation entre l’Algérie et l’UE », estimant, à ce titre, que l’accord signé ce jeudi constitue une « étape importante » dans l’évolution du partenariat PRIMA et « renforcera les interactions futures » entre les deux parties, se félicitant de l' »esprit constructif » qui a marqué le déroulement des négociations.

L’initiative PRIMA (2018-2028), financée en partie par le programme de recherche et d’innovation de l’UE « Horizon 2020 » compte actuellement 19 participants dont plusieurs pays de la rive sud de la Méditerranée (Algérie, Egypte, Jordanie, Liban, Maroc, Tunisie).

Cette initiative sera financée par des pays participants (actuellement 274 millions d’euros) et une contribution de 220 millions d’euros de l’UE dans le cadre du programme « Horizon 2020 ».

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